Xbox détourne l'attention avec Fallout 5 et Elder Scrolls 6
Nostick Reloaded ? C’est votre phare dans l'océan de l'actu JV : une infolettre livrée chaque dimanche vous résumant ce qui s'est passé ces derniers jours dans le petit monde du jeu vidéo. Et entre Xbox qui essaie de relancer la hype après les charrettes de licenciements et la sortie de l'épatant Denshattack!, on ne peut pas dire qu'on se soit ennuyés cette semaine.
On vide le backlog de la semaine
par Mickaël
Fallout et Elder Scrolls de nouveau sur le radar de Bethesda
Bethesda a senti le vent du boulet. Le coup de hache brutal d'Asha Sharma la semaine dernière – 3 200 postes supprimés, 5 studios en moins – n'a pas épargné l'éditeur propriété de ZeniMax, et donc de Xbox. Microsoft a établi une feuille de route assez claire : désormais, les sous vont dans les budgets des grosses franchises, celles qui font du pognac. Quatre d'entre elles sont des licences Bethesda : Doom, Wolfenstein, Fallout et Elder Scrolls.

Du côté d'id, les choses sont compliquées, mais on y reviendra. Il reste Fallout et Elder Scrolls. Dans une note, Bethesda confirme finalement l'existence de Fallout 5, et celle des remasters de Fallout 3 et de Fallout: New Vegas. Le studio Obsidian va également mettre la main à la pâte avec le peu d'effectifs qui lui reste pour un « nouveau projet Fallout » (c'est lui qui avait développé New Vegas, avec le succès que l'on sait).
Todd Howard, le directeur du studio, a voulu mettre fin à la rumeur selon laquelle Bethesda et Obsidian seraient fâchés. « En coulisses, [nous] éprouvons un immense respect mutuel », affirme-t-il à Windows Central. « Nous nous demandons toujours s’il serait possible de trouver la bonne manière de travailler ensemble ». Les coupes claires chez Xbox ont probablement précipité cette réflexion.
Il y a toutes les chances que ces projets sortent avant Fallout 5, qui est actuellement en préproduction… seulement, pourrait-on dire. Ce qui parait absolument insensé : le carton de la série télé Amazon en 2024 aurait dû mettre le feu aux fesses du studio. La hype de la série sera largement éteinte quand le jeu sortira finalement.
The Elder Scrolls VI a aujourd'hui la priorité chez Bethesda, la majorité des équipes travaillant sur ce titre. Il était temps, cet opus a été annoncé… en 2018 (!). Enfin, les 17 millions de joueurs s'étant ennuyés à mourir pendant 1 milliard d'heures dans Starfield seront heureux de savoir que des nouveaux contenus sont dans les tuyaux, notamment une extension « Starborn ».
Niveau technique, Bethesda confirme que The Elder Scrolls VI et Fallout 5 seront développés avec le Creation Engine 3, nouvelle version du moteur maison dont la précédente génération a servi pour Starfield. Pas d'Unreal Engine ici, contrairement à ce qui s'est passé pour les studios Halo. Le Creation Engine a ses mérites, mais aussi ses défauts, à commencer par la profusion d'écrans de chargement vite pénibles dans Starfield.
Ça va très bien chez id finalement
Après la charrette de licenciements qui a supprimé la moitié (probablement plus) des équipes chez id Software, le studio joue au pompier en affirmant à qui veut bien l'entendre que ça ne va pas si mal. Il avait ainsi déclaré en fin de semaine dernière que les effectifs étaient revenus au niveau de ceux de Doom (2016), et que l'heure était au développement de nouveaux jeux.

Le directeur créatif d'id, Hugo Martin, en a ajouté une couche durant un livestream de l'extension « Revelations » de Doom: The Dark Ages. Il s'est inscrit en faux face aux rumeurs annonçant un studio décimé et qu'il ne restait plus que 50 personnes au bureau. « Nous avons à peu près la même taille que lorsque nous avons développé Doom en 2016, et id Tech est toujours bien vivant », affirme-t-il.
« Il faut comprendre que des ingénieurs d’id Tech travaillent aussi bien à Francfort que chez MachineGames [qui plancherait sur un nouveau Wolfenstein, NDR]. Nous collaborons énormément. La technologie id Tech est toujours là, l’équipe de Doom est toujours là, et nous avons hâte de vous en dire davantage sur nos futurs projets », rassure le dirigeant. Beaucoup de joueurs craignaient en effet qu'id Tech, le joyau technique du studio, soit passé par pertes et profits.
Hugo Martin a également démonté les bruits de couloir voulant que la dernière trilogie Doom se soit plantée sur le plan commercial. « Les performances sont très bonnes par rapport à nos prévisions », indique-t-il. « Mais le plus important, c’est que les jeux soient bons ». Si les ventes étaient au rendez-vous, on se demande bien pourquoi Xbox s'est senti obligé de virer la moitié des salariés, mais enfin comprenne qui pourra.
Compulsion cherche du taf
C'est bien gentil de gagner son indépendance, mais le monde est dangereux, en particulier dans l'industrie du jeu vidéo. Le studio Compulsion, un de ceux « libérés » par Xbox, cherche maintenant du boulot. « Avec le retour de Compulsion Games à ses racines de studio indépendant, nous élargissons les possibilités de collaboration avec les studios de l’industrie du jeu vidéo et du divertissement », a posté l'entreprise montréalaise sur les réseaux sociaux.
