GTA 6 and chill, les prix délirants des Xbox
On ne peut pas prendre deux semaines de glandouille sans que le petit monde du jeu vidéo parte en lattes. Fort heureusement, Nostick Reloaded est de retour dans votre boîte aux lettres, pour le meilleur et pour le pire du JV. Et entre GTA 6 qui fait sa promo sur Netflix, les nouveaux prix gonflés des Xbox et la sortie d'un jeu Game Freak qui n'est pas Pokémon, vous n'allez pas avoir le temps de vous ennuyer tout au long de cette nouvelle édition de votre newsletter préférée.
On vide le backlog de la semaine
par Mickaël
Canicule : GTA 6 fait grimper la température
Le lancement de GTA 6 le 19 novembre sera un événement qui dépasse largement les frontières du jeu vidéo. Pourquoi dès lors se contenter de balancer un bête trailer sur YouTube ? Rockstar et son éditeur Take-Two ont décidé de ne pas faire comme les autres en proposant un « extended look » au lendemain de l'anniv' de Félix, soit le 27 août à 21h, heure de Paris… diffusé en exclusivité sur Netflix.
C'est complètement inédit pour un jeu vidéo, mais GTA 6 est un peu plus que ça. Que tous ceux qui n'ont pas d'abonnement Netflix se rassurent : il sera 100 % certain que tout fuitera en temps réel sur les réseaux sociaux. Et la vidéo sera publiée sur YouTube 6 heures plus tard, soit… à 3 heures du mat'. On ignore ce que la vidéo – qui devrait durer une vingtaine de minutes – contiendra, mais croisons les doigts pour un peu de gameplay. Ce que les deux premiers trainers ne nous ont jamais offerts.
Ce qui est sûr, c'est que plutôt de lancer une petite partie le jour fatidique, on sabrera le champagne chez Take-Two. L'éditeur s'attend en effet à plus de 8 milliards de dollars de profits durant son exercice fiscal 2027 (contre 6,7 milliards en 2026). Et la bonne fortune de l'entreprise ne s'arrêtera pas au lancement du jeu. Non seulement GTA 6 est le genre de blockbuster qui se vendra pendant les siècles des siècles, mais il reste encore la version PC à sortir ainsi que la déclinaison en ligne. On ignore d'ailleurs tout de cette version, mais nul doute qu'elle se transformera en vache à lait comme l'est GTA Online.
GTA 5 s'est écoulé à plus de 230 million de copies (!), Red Dead Redemption 2 à 87 millions. On ne s'en fait donc pas trop pour les fins de mois de Rockstar. Et GTA 6 ? Après tout, les précos battent leur plein depuis le 25 juin, mais Take-Two n'a voulu donner aucun chiffre, se contentant d'affirmer qu'elles avaient atteint « des niveaux sans précédent et incroyables ». Il y a des actionnaires qui vont être contents.
GTA 6 est proposé à 80 € dans sa version standard, et 100 € pour l'Édition Ultime avec quelques babioles et l'entrée dans des boutiques exclusives du jeu. En fouinant un peu chez les revendeurs, on peut se dégotter une préco moins chère. Take-Two aurait pu demander bien plus vue l'attente autour du jeu. Mais à en croire le boss Strauss Zelnick, « Rockstar a fait le bon choix » en ce qui concerne les prix des deux éditions, a-t-il expliqué pendant les résultats trimestriels.
La vérité, c'est que « le coût réel d’un jeu vidéo AAA est aujourd’hui bien inférieur à ce qu’il était il y a 20 ans. Les prix n’ont pas suivi le rythme de l’inflation. » Une petite musique douce aux oreilles des éditeurs évidemment, mais dans le même temps le coût de la vie a aussi explosé sans que les salaires suivent à côté. « Notre objectif n’est pas de maximiser le prix » du jeu, a-t-il aussi déclaré, car « notre objectif est toujours d’offrir une valeur largement supérieure à ce que nous facturons ».
En revanche, s’il s’agissait vraiment de « maximiser » la valeur offerte aux joueurs, Rockstar aurait aussi pu proposer une véritable édition physique du jeu, plutôt qu’un simple code dans une boîte. Pour Zelnick, la question a été réglée depuis longtemps : « Aujourd’hui, pour jouer aux jeux vidéo, il faut être connecté », a t-il expliqué à IGN. « Tout le monde est donc connecté. Il s’agit simplement de trouver le moyen le plus efficace de mettre le titre entre les mains des joueurs. »

S'il n'exclut pas un jour une vraie version physique du jeu (« Nous gardons l'esprit ouvert »), Zelnick estime que ce marché va finir par ressembler à celui de la musique aujourd'hui – autrement dit, la disparition presque totale des supports physiques. Attention tout de même, «quand je parle de disparition, il en restera toujours un peu, de la même manière qu’il existe encore des vinyles dans l’industrie de la musique enregistrée, mais je ne pense pas que cela représentera grand-chose. »
Plus globalement, il a déploré la flambée des prix du matos qui n'est « pas une bonne chose », et pour cause : des consoles et des PC trop chers impliquent moins de joueurs (et donc moins de joueurs pour GTA). Une des solutions, estime-t-il, réside dans le cloud gaming. Évidemment, cette technologie n'a rien d'une nouveauté, mais le streaming de qualité, celui qui offre une vraie latence et « une expérience réellement convaincante », arrive très bientôt. « Je peux même avancer un calendrier : selon moi, nous serons dans une phase de streaming commercial d’ici trois ans. Par “commercial”, j’entends une offre à faible latence. Cela pourrait multiplier par dix la base installée effective », assure-t-il.
Rendez-vous dans trois ans pour jouer à GTA 6 sur l'écran de votre frigo connecté, comme Rockstar l'a toujours voulu.
Les Xbox toujours plus chères pour toujours moins de joueurs
On se demandait déjà qui pouvait bien acheter une Xbox, mais depuis le 1er août, difficile d'imaginer que quiconque puisse encore vouloir d'une telle console dans son salon. Microsoft a en effet mis à exécution sa menace d'une nouvelle hausse des prix et mamma mia, celle-ci fait encore plus mal que les précédentes.
La Xbox Series S de 512 Go revient désormais à 500 € (!), soit 67 % de plus qu'à son lancement fin 2020. La Series X standard, celle avec un mange-disque et 1 To de stockage, coûte maintenant 800 € (on se pince pour y croire), ce qui représente une hausse de 60 % par rapport à il y a six ans. Microsoft avait prévenu fin juin que les tarifs des consoles allaient encore prendre cher : +100 $ pour les modèles avec 512 Go, + 150 $ pour ceux avec 1 To. Mais à l'époque, il n'avait pas précisé les prix en euros.

Cela fait un petit moment que le consolier a arrêté de se battre sur le marché européen (et britannique, où les hausses sont elles aussi très salées), privilégiant le seul pays où la marque évoque encore quelque chose, les États-Unis. Si cette nouvelle grille tarifaire confirme que Microsoft a lâché l'affaire sur les marchés annexes, on voit tout de même mal comment des joueurs américains pourraient être intéressés par une Xbox alors que les PS5 sont (un peu) moins chères.