Sega et Epic à fond dans le mur de l'IA, enfin le retour de Castlevania
L'IA fait toujours des ravages dans l'industrie, comme chez Sega avec la blague du remaster de Total War: Shogun 2 ou encore chez Epic qui met tous ses œufs dans ce même panier de crabes. On peut heureusement compter sur les sorties de la semaine pour oublier ce monde misérable : entre le nouveau Castlevania et Valor Mortis, on n'a pas le temps de s'ennuyer !
On vide le backlog de la semaine
par Mickaël
Shogun 2 : Sega se prend les six doigts de l’IA dans la figure
Sega pensait sans doute que le remaster de Total War: Shogun 2 généré par IA allait passer crème mais évidemment, ça n'a pas du tout été le cas. L'éditeur et le studio Creative Assembly étaient tellement sûrs de leur coup qu'ils ont remplacé la version originale du classique de 2011 dans les boutiques par cette nouvelle et supposément ultime édition. Il n'aura pas fallu attendre bien longtemps pour que les joueurs repèrent le pot aux roses.

Les visuels ont été passés dans la moulinette à IA avec les résultats prévisibles : des mains de personnages dotés de plus de cinq doigts, des visages qui fusionnent avec leurs armures et autres aberrations typiques de l'IA, sans oublier des bugs de l'original qui n'ont pas été corrigés. Un boulot ni fait ni à faire, et fort heureusement Sega a décidé de retirer le remaster pour restaurer le jeu d'origine.

« Nous partageons votre constat : l’expérience actuelle n’est pas au niveau attendu », écrivent benoîtement Sega et Creative Assembly. Les joueurs ayant acheté la nouvelle édition pourront continuer d'y jouer s'ils aiment pleurer des larmes de sang. « Nous travaillons en étroite collaboration avec notre partenaire de développement pour identifier les causes de ces problèmes, apporter des améliorations et faire en sorte que Shogun 2 – Complete Edition réponde aux exigences de qualité que les joueurs attendent de Total War. »
Le remaster a été confié à un studio tiers qui a cochonné le travail, mais la responsabilité de l'éditeur et de Creative Assembly est tout de même engagée : ils n'ont absolument rien vérifié.
Nintendo ne compte pas lâcher le physique de si tôt
S'il n'en reste qu'un, ce sera Nintendo. Le petit artisan de Kyoto n'a aucunement l'intention de lâcher les supports physiques, a assuré Bill van Zyll, directeur général de la branche Amérique latine de l'entreprise. Durant un podcast, le dirigeant a déclaré qu'« il n’est pas prévu d’abandonner le physique. Nous savons à quel point les fans y tiennent, donc notre position est de rester agnostiques. »

La Switch est le dernier bastion du physique, avec un ratio de 61 % pour le dématérialisé et de 38 % pour les physique au 2e trimestre. Pour les jeux « boîtes » qui sont aussi disponibles sur l'eShop, le taux est même à l'équilibre, 50/50. C'est bien davantage que chez la concurrence où le taux de démat' dépasse les 80 %. Et c'est ce qui a motivé Sony à planter le dernier clou dans le cercueil des supports physiques pour la PlayStation (programmé pour janvier 2028).
« Nous nous appuyons sur les préférences des consommateurs, et nous les prenons très fortement en compte », a expliqué Bill van Zyll. « Nous avons aussi une plateforme qui vient tout juste d’être lancée, nous en sommes à peine à un peu plus d’un an avec la Switch 2. Et elle propose à la fois du numérique, mais aussi du physique. » Même si le physique a parfois le goût du démat' avec les cartes clés de jeu… mais personne ne pourra reprocher à Nintendo de proposer une alternative au tout numérique, même si elle est mi-cuite.
La position de Nintendo changera peut-être dans quelques années, quand les joueurs Switch auront pris le pli définitif de se fournir en jeux uniquement numériques. Mais on en est encore très loin.
Xbox court après les bidouilles IA des jeux
Peu importe ce qu'on pense de l'IA, il y a quelque chose de réjouissant à voir les bidouilleurs utiliser cette technologie pour exploser les barrières artificielles de l'industrie. Après tout, elle aussi force les joueurs à bouffer de l'IA, qu'ils en veulent ou pas. Le dynamisme assez incroyable de la scène du rétro-gaming et de la décompilation/recompilation permet de combiner des jeux qui n'auraient jamais dû se rencontrer, comme Super Mario 64 dans Dark Souls ou Minecraft dans Skyrim. Ou encore de porter des jeux sur des plateformes incompatibles, à l'image d'Alan Wake 2 sur Mac.