Le JV français tire la tronche, Sony arrête les portages PC
Nostick Reloaded ? C’est votre phare dans l'océan de l'actu JV : une infolettre livrée chaque dimanche vous résumant ce qui s'est passé ces derniers jours dans le petit monde du jeu vidéo. Et entre les résultats catastrophiques d'Ubisoft, un nouveau jeu mobile Nintendo ou le successeur de Disco Elysium, on n'a pas eu le temps de s'ennuyer.
On vide le backlog de la semaine
par Félix & Mickaël
Sony renie les joueurs PC
C'est peut-être la fin de l'abondance pour les joueurs PC. Hermen Hulst, le patron des studios PlayStation, a annoncé cette semaine à ses équipes que Sony allait fermer le robinet des portages de ses exclusivités PS5. L'entreprise aurait abandonné l'idée d'amener Ghost of Yōtei aux barbus sous Windows 11, tout comme « d'autres jeux développés en interne ». Vous pouvez souffler car les jeux services continueront d'arriver sur Steam : la version PC de Fairgames n'est donc pas en danger (ouf).

Ce changement de fusil d'épaule reste bien triste pour les pécéistes, car la stratégie de Sony leur aura permis d'accéder à un paquet de bons jeux. On a par exemple vu arriver les deux Spider-Man, Ghost of Tsushima, Horizon Zero Dawn et surtout les deux excellents remakes de The Last of Us. Ne manque plus qu'Astro Bot, qui ne sera sans doute jamais porté à cause de la quasi-nécessité d'avoir une DualSense pour en profiter.
On peut imaginer que Sony ne s'y retrouvait pas vraiment d'un point de vue financier. Sur Steam, Death Stranding 2 a culminé à près de 58 000 joueurs simultanés, tandis que Ghost of Tsushima est grimpé à 77 000. C'est beaucoup, mais pas énorme non plus pour d'aussi grosses licences. Certains portages ont fait un flop : le remaster de Horizon Zero Dawn n'a attiré que 2 538 curieux en simultanés selon SteamDB.
La manœuvre devrait également permettre d'écouler quelques PS5 de plus sur le long terme, les ventes étant en berne depuis quelque temps (il faut dire que les prix des machines n'aident pas). Il se murmure qu'Xbox pourrait également revenir sur sa stratégie de portage de ses gros titres sur PS5. Ces deux dernières années n'auront donc été qu'une trêve dans la guerre des consoles, au grand dam des gens de goûts qui ne veulent pas cacher une horrible PS5 dans le meuble TV du salon.
Cher State of Play
Plutôt que de picorer de temps en temps, Sony préférerait que vous banquiez pour un an de PS Plus. Le constructeur a annoncé cette semaine une augmentation des prix de ses différentes formules d'abonnement pour les nouveaux clients. L'offre Essentiel passe à 9,99 € (+ 1 €) pour un mois, ou 27,99 € pour trois mois (+3 €). En revanche, l'abonnement d'un an reste à 71,99 € — ce qui du coup, en fait presque une bonne affaire.
Mais Sony ne s'est pas contenté de PS Plus Essential : tous les paliers tarifaires en ont aussi pris pour leur grade, et en loucedé. Le mois de PS Plus Extra revient ainsi à 15,99 € (+2 €), les trois mois sont maintenant facturés 43,99 € (+4 €), quant à l'année, rien ne change à 125,99 €. PS Plus Premium coûte de son côté 18,99 € pour un mois (+2 €) et 54,99 € pour trois mois (+5 €). Pour l'année, il en coûte toujours 151,99 €.
Ces hausses de 10 à 20 % des différentes formules un mois/trois mois du PS Plus interviennent après l'augmentation spectaculaire de 100 € des prix de la PS5 en mars dernier. Le coup est rude pour les joueurs et leur portefeuille, et ça ne va pas aller en s'améliorant.

Sony va maintenant devoir démontrer que se saigner aux quatre veines vaut le coup. Ce sera le boulot du State of Play estival, qui se déroulera le 2 juin : plus de 60 minutes de présentations et de bandes-annonces sont au programme, avec on l'espère des jeux qui donneront envie de prendre un deuxième job pour pouvoir y jouer. Vu la production anémique des studios PlayStation cette génération, il y a quand même du boulot.
La Fédération française de la lose
Il ne fait pas bon travailler pour un gros studio de développement français. Nacon, entré en procédure de redressement judiciaire en début d’année et ayant déjà liquidé plusieurs studios, a récemment annoncé vouloir restructurer Cyanide et KT Racing. Cela pourrait se traduire par la suppression de 84 postes sur 122 chez KT Racing, avec le maintien d'une seule équipe pour assurer la sortie d'Endurance Motorsport Series.