Disney a des envies d'Epic, Marathon évite le pire
Nostick Reloaded ? C’est votre phare dans l'océan de l'actu JV : une infolettre livrée chaque dimanche vous résumant ce qui s'est passé ces derniers jours dans le petit monde du jeu vidéo. Et entre les rumeurs voulant que Disney rachète Epic, le retour de Super Meat Boy ou Nintendo qui veut vraiment que vous utilisiez son bouton C, on n'a pas eu le temps de s'ennuyer.
On vide le backlog de la semaine
par Mickaël
Disney voudrait mettre ses grosses pattes sur Epic
Un jour vous verrez, vous aussi appartiendrez à Disney. En attendant, le groupe aux grandes z'oreilles aurait en tête d'avaler rien moins qu'Epic Games, oui, le créateur de Fortnite ! C'est du moins le bruit de couloir qu'ont fait circuler cette semaine Matt Belloni, journaliste branché sur les coulisses de l'industrie du divertissement, et Alex Heath, ancien rédac' chef adjoint de The Verge qui a lui aussi ses entrées un peu partout.
Dans le podcast du premier, le second a mis les pieds dans le plat : il sait « de source sûre » que des cadres hauts placés dans Disney veulent acheter Epic et attendent le bon moment. Alex Heath ajoute qu'il y en a d'autres qui trouvent que ce n'est pas une si bonne idée. Josh D'Amaro, le nouveau CEO de Disney, serait « à 500 % » derrière le deal signé en 2024 entre son entreprise et Epic : un investissement maousse de 1,5 milliard de dollars en échange d'un gros morceau de l'éditeur de jeux.

Disney plancherait sur une « expérience en monde ouvert » dans Fortnite, affirme Matt Belloni. De nombreux personnages des univers Disney sont déjà apparus dans le battle royale, alors pourquoi ne pas aller encore plus loin ? Epic Games, qui n'est pas une entreprise cotée en Bourse, reste entre les mains de son fondateur, Tim Sweeney, qui n'a pas donné l'impression de vouloir vendre sa boîte. Mais qui sait ? Les difficultés actuelles du studio, qui vient de virer 1 000 salariés, font baisser la note et ouvre des opportunités.
Si Epic devait être cédé à quelqu'un, Disney serait un prétendant assez naturel. Le mastodonte gagnerait à posséder une plateforme de jeux aussi puissante et populaire pour faire la promotion de ses innombrables IP, et puis il y a les à-côtés sympathiques : des parcs d'attractions Fortnite, et surtout le moteur Unreal qui sert déjà dans l'industrie des effets spéciaux pour la télé et le cinéma (Disney l'utilise massivement dans Le Mandalorian).
D'un point de vue de grosses boîtes, une acquisition pareille a du sens, néanmoins les joueurs ne sont pas sûrs de faire une bonne affaire. Mais après tout, depuis quand doit-on se soucier d'eux ?
Eidos Montréal dégraisse encore, malgré un gros jeu presque prêt
Eidos Montréal jouissait un moment du statut enviable de joyau de la galaxie Square Enix, avec des jeux comme Deus Ex: Mankind Divided ou Shadow of the Tomb Raider. Hélas, ça a coincé avec l'accident industriel que fut le mal aimé (mais pourtant excellent !) Marvel's Guardian of the Galaxy. Le rachat par le groupe Embracer en 2022 fut synonyme de licenciements à la pelle.
Et Eidos Montréal est loin d'avoir bu le calice jusqu'à la lie. 124 postes sont en effet supprimés, qui vont décimer les équipes de production et de support. Le patron du studio, David Anfossi, fait partie des virés. L'an dernier, jour pour jour, Eidos se séparait de 75 salariés, et un an plus tôt, ce sont 97 personnes qui perdaient leur job ! Il ne doit plus rester grand monde sur place…